Prélat , Spiritualité

                                                                                 Le Prélat de l’Ordre

Le Prélat est le supérieur religieux du clergé de l’Ordre, il a des fonctions sacerdotales. Il veille à ce que la vie religieuse et presbytérale des chapelains et de leur apostolat se déroule selon la discipline et l’esprit de l’Ordre. Il aide le Grand Maître et le Grand Commandeur à superviser la vie religieuse et la dévotion des membres de l’Ordre et l’assiste dans tous les domaines liés à la nature spirituelle des initiatives de l’Ordre. Le Prélat est nommé par le Souverain Pontife qui le choisit parmi trois candidats proposés par le Grand Maître et soumis au vote décisionnel du Souverain Conseil. Le Prélat assiste le Cardinal Patronus dans l’exercice de ses fonctions auprès de l’Ordre.

Le Prélat de l’Ordre de Malte S. E. Rév. Monseigneur Angelo Acerbi Bailli Grand-Croix d’Honneur et Dévotion Monseigneur Angelo Acerbi, Archevêque Titulaire de Zella, est né à Sesto Godano, Diocèse de La Spezia, le 23 septembre 1925 et a été ordonné prêtre le 27 mars 1948. En possession d’une Maîtrise de Droit Canonique et licencié en Théologie, il a été appelé au service du Saint Siège en 1954. Après avoir prêté service dans les nonciatures de Colombie, Brésil, Japon et France et auprès du Secrétariat d’Etat du Vatican dans la section pour les rapports avec les Etats, en 1974 il a été nommé Archevêque de Zella et Nonce Apostolique en Nouvelle Zélande et dans l’Océan Pacifique. Par la suite, il a recouvert la fonction de Nonce en Colombie, en Hongrie et en Hollande.

Prélat de l’Ordre depuis le 21 juin 2001.

 

                                                                   Spiritualité

 

L’Ordre de Malte est un ordre religieux depuis 1113, date à laquelle il fut reconnu par le Pape Pascal II.

En tant que tel, il est donc lié au Saint-Siège, mais reste par ailleurs indépendant grâce à son statut de sujet de droit international public. À cet égard, le Grand Maître est à la fois le chef d’un Etat souverain et le chef spirituel d’un ordre religieux. C’est à ce titre que la Sainte Eglise Romaine lui confère le rang de cardinal. Conformément au droit canonique, l’Ordre de Malte est un ordre religieux laïc : certains de ses membres sont des religieux qui ont prononcé les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, d’autres ont uniquement fait promesse d’obéissance, tandis que la majorité de ses Chevaliers et Dames sont laïcs. Le Grand Maître de l’Ordre est obligatoirement élu parmi les Chevaliers Profès de vœux perpétuels. La croix blanche à huit pointes, emblème de l’Ordre, représente les huit béatitudes. C’est un rappel visuel de son caractère spirituel.

Selon la Charte Constitutionnelle, les membres de l’Ordre sont tenus d’avoir un comportement chrétien exemplaire dans leur vie publique et dans leur vie privée, afin de contribuer au maintien des traditions de l’Ordre. En accord avec les règles de la Charte Constitutionnelle, le Pape nomme comme son représentant auprès de l’Ordre un Cardinal ayant le titre de Cardinal Patronus. Ce dernier est chargé de promouvoir les intérêts spirituels de l’Ordre et de ses membres et d’entretenir des relations avec le Saint-Siège.

 

 

Le Pape désigne également parmi les trois candidats que lui propose le Grand Maître, le Prélat de l’Ordre qui est le supérieur ecclésiastique de son clergé. L’Ordre reste fidèle à ses principes fondateurs : protéger la Foi et servir les pauvres. Ses membres partagent la même vocation et unissent leurs efforts pour que règnent solidarité, justice et paix, conformément aux enseignements de l’Évangile et en parfaite communion avec le Saint-Siège.

Ils pratiquent la charité de façon active et dynamique en soutenant leur action par la prière. On ne devient pas Chevalier ou Dame par sa naissance ou par les honneurs acquis, mais parce qu’on a répondu à l’appel, parce qu’on est prêt à aller là où un besoin moral ou matériel se fait sentir, là où des êtres souffrent.

Partout où les Chevaliers Hospitaliers se sont établis, ils installaient d’abord un hôpital et un hospice et ensuite seulement, si besoin était, ils construisaient des fortifications pour se défendre. Que signifie être un Hospitalier à l’aube du troisième millénaire ? Cela veut dire consacrer sa vie à soulager la souffrance et à apporter le baume de la charité chrétienne aux malades partout dans le monde, non seulement dans les hôpitaux, mais aussi à domicile, dans les centres de soins des bidonvilles ou auprès des populations déshéritées. L’Ordre ne se consacre pas seulement aux malades mais aussi aux exclus, aux victimes de la persécution et aux réfugiés, quelles que soient leur race, leur origine ou leur religion.

 

Les Moniales de l’Ordre de Malte

 

 

Tout le monde ne sait pas que la grande famille religieuse de l’Ordre de Malte conserve de très anciennes communautés contemplatives en Espagne et à Malte : les religieuses cloîtrées de Saint-Jean de Jérusalem vivent aujourd’hui encore dans les monastères de Saint-Jean d’Acre, dans la région de Salinas de Añana et de Zamora en Espagne, et dans celui de Sainte-Ursule à Malte.

Le Grand Maître au monastère de Salinas de Añana, en Espagne

Le Grand Maître avec les moniales de l’Ordre de Malte au monastère de Salinas de Añana, en Espagne

Certains retracent l’origine de sa branche féminine à la fondation même de l’Ordre à Jérusalem au XIe siècle et aux premières moniales consacrées de l’Hôpital de Sainte-Marie-Madeleine. Les moniales étaient nécessaires dans les hôpitaux pour s’occuper des femmes pèlerines et malades, et étaient guidées par la Servante de Dieu Agnese di Alix. Avec le temps elles grandirent en nombre et en organisation, elles continuèrent à embrasser l’idéal et le charisme de l’Ordre de Saint-Jean, et à s’étendre à travers l’Europe : en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, en France, au Danemark, en Hollande et à Rhodes.

D’autres historiens considèrent l’année 1153 comme date de naissance officielle de la branche féminine de l’Ordre : ce fut alors que le pape Eugène III approuva la fondation de la communauté du monastère de Sijena par la reine Sancha d’Aragon, veuve d’Alphonse II, et par sa fille Douce. Ainsi est née l’une des plus anciennes communautés de moniales de la chrétienté. Au début, celles-ci étaient exclusivement parents des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean, avec pour mission spécifique de prier pour eux et pour le Grand Maître. Comme dans d’autres monastères des siècles passés, les moniales étaient appelées « Sorores », de même qu’on appelait les Chevaliers « Fratres ».

Le Monastère de Sainte-Ursule à La Valette, à Malte, a été fondé par le Grand Maître Verdalle en 1582, dans le Palais du Grand Maître à Birgu, qui avait été laissé vacant depuis l’établissement de l’Ordre à La Valette. En 1595 le monastère fut transféré à La Valette. Les moniales étaient égales en rang aux frères Chapelains de l’Ordre, observaient les règles du cloître et étaient placées sous la juridiction du Grand Maître. Dans leur profession religieuse solennelle les moniales font vœu d’observer la Règle de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, suivant la coutume établie à leur fondation, qui se poursuit de façon ininterrompue jusqu’à présent.

Depuis plus de 800 ans, les moniales de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem prient pour les membres de l’Ordre de Malte et jusqu’au XIXe siècle, elles étaient placées sous la juridiction du Grand Maître. Elles ont offert à l’Église d’admirables modèles de sainteté telles que sainte Ubaldesca Taccini (1136-1206), sainte Toscana Canoculi (1280-1343), sainte Fleur de Beaulieu (c. 1300-1347). Les procès en béatification de sœur Patrocinio Chillida Manes et de sœur Visitación Solè Yvern, martyrs de la guerre civile espagnole, sont actuellement en cours.

« La mission des religieuses de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem », écrivit la Servante de Dieu, Sœur Primitiva du Très Saint-Sacrement, « est de glorifier Dieu par la sanctification personnelle, grâce à l’observance du saint Évangile, de leurs voeux, de la Règle et de la Constitution, en pratiquant l’hospitalité d’un manière compatible avec la clôture papale, et en priant pour la sanctification de nos frères, les Chevaliers ». Bien qu’étant un ordre ayant des règles de vie de clôture, les moniales espagnoles, en accord avec leur tradition, gèrent une hôtellerie près du monastère où sont organisées des retraites spirituelles pour visiteurs et paroissiens.

Le monastère espagnol de Saint-Jean d’Acre à Salinas de Añana a été fondé lorsque l’Ordre était encore présent à Acre, en Terre Sainte. A La Valette, le monastère de Sainte-Ursule est considéré comme crucial dans l’histoire de la vie religieuse de Malte et comme l’un des monuments historiques de la République.

Priez, s’il vous plaît, pour les moniales dans l’exercice de leurs missions spirituelles ; et donnez généreusement pour soutenir leur travail

 

 

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